Amour de vaches

du 18 mars au 9 avril 2017

Les artistes

Cécile Dauriac-Vuibert, peinture

Française, née à Paris en 1972, Cécile Dauriac-Vuibert grandit dans le Limousin.
Des études d’Art à Bordeaux la conduisent au professorat dès 1995. Pendant 12 années, c’est en tant que Professeur certifiée qu’elle enseigne Arts plastiques et Arts appliqués au sein de l’Education Nationale. Au gré des mutations, elle travaille et habite successivement les Pyrénées Atlantiques, la Vallée de la Loire et la Creuse.
De retour dans le Limousin en 1999, retrouvant la campagne et disposant pour la première fois d’un véritable atelier, Cécile Dauriac-Vuibert commence à peindre une série de vaches. Elle expose une première version de son « Troupeau » en 2005 au Château de Valençay (36- France).
Dès lors, les vaches deviennent le leitmotiv de sa pratique picturale. Variant les attitudes et les supports, elle s’attache à dépeindre avec humour et expressivité les caractéristiques de cette bête avec ou sans cornes.
En 2007, Cécile Dauriac-Vuibert s’installe en Suisse laissant son métier d’enseignante pour se consacrer pleinement à la création artistique. L’artiste rencontre depuis un public averti et amoureux tant d’arts et de peintures que de vaches et de cultures.
Production

En majorité figurative, la production de Cécile Dauriac-Vuibert se compose pour une grande partie de peintures de vaches. Provoquant les rencontres, elle traque les attitudes afin de mieux rendre compte des caractéristiques de chaque bête.
Le fragment et le gros plan sont pour elle des manières d’aborder l’animal par l’intermédiaire de la métonymie. Il s’agit de pointer un regard, un détail ou une imperfection. Ce jeu de cadrage est accentué par le choix des supports. L’artiste affectionne les supports récupérés telles de vieilles planches de bois, palettes ou portes de placards mais réalise et apprête aussi ses propres toiles.

DeLaPerouze, sculpture

Fils de carrossier indépendant, DeLaPerouze voit le jour à Granges (district de la Veveyse), dans le canton de Fribourg, en Suisse. Dès son plus jeune âge, il baigne dans les odeurs de peintures et les vapeurs de solvants. Ceux-ci y sont sans doute pour quelque chose dans la façon qu’il a de voir la vie à ce jour.

De 1988 à 2000, fort de l’expérience acquise au côté de son père dans l’art de maîtriser les techniques de peinture, il se forge une solide réputation dans le domaine du Design sur motos et autres casques de champions, avec une prédilection pour l’hyperréalisme fantastique, en particulier sur les réservoirs de Harley Davidson.

Sa rencontre avec l’artiste Sara.H (peintre et sculpteur) et la création de leur premier atelier commun dans les années 90 lui feront découvrir un monde en trois dimensions qui l’amènera à se lancer dans la réalisation de tableaux, puis de sculptures.

Aujourd’hui, son art consiste en la représentation d’une « presque réalité » attirante, dérangeante ou même provocante selon les œuvres. Géniteur de la désormais célèbre « Tétra-Vache » (vache s’inspirant de la brique de lait) dont il a fait son « Cheval de bataille » depuis une dizaine d’années, il décline cet animal à volonté pour le plus grand plaisir des collectionneurs du monde entier.

 Son œuvre maîtresse, réalisée en collaboration avec Sara.H en 2006 est la Tétra-Poya des Nations. A ce jour la plus grande « Poya* » du monde avec ses 460m2 de trompe-l’œil, l’œuvre monumentale qui orne la façade de l’Hôtel Les Nations à Genève représente une montée aux alpages non conventionnelle qui allie tradition et modernité en retraçant avec humour et poésie l’histoire de la ville et de sa région.

En Suisse, son pays d’origine, certains le qualifient d’iconoclaste, ce dont il ne se défend pas d’ailleurs. Une situation, un geste, une parole suffisent souvent à donner naissance à une idée furtive ou à un jeu de mot « imprudent ».

Le but de sa création artistique est magnifiquement défini en une seule phrase de Balzac :
«  La mission de l’art n’est pas de copier la nature,mais de l’exprimer. » (H. de Balzac)

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