peinture
Passionnée par les arts, Mélanie Gilliand a commence par pratiquer la musique avant de se lancer, tardivement, dans la peinture, accompagnée notamment dans ses recherches par les conseils de Claude Tièche, En 2016, Mélanie inaugure, avec son compagnon, l’artiste Daniel Rapisardi, l’atelier-galerie du Carolin à Syens. Actuellement, cet espace intimiste est dédié l’exposition de nombreux artistes.
Sa peinture naît d’un dialogue entre le geste et la matière, les sons, mélodies et paroles se mêlent à la nature qui l’entoure, guident ses gestes et lui permettent de s’exprimer plus librement sur la toile.
L’être humain, ses choix, ses contradictions, son rapport aux autres et au monde font partie des principaux questionnements de l’artiste. Peindre lui permet de prendre du recul, de déplacer ces questions, d’en faire naître de nouvelles. Pas forcément d’y répondre.
La série « Entre deux eaux » est née de ces interrogations. Elle parle de notre difficulté à choisir, à nous engager, à nous positionner dans un monde fait d’injonctions et de contradictions. Elle-même connaît bien cet entre-deux, tout en ressentant de plus en plus la nécessité d’affirmer ses choix et de s’engager pour ce qui lui semble essentiel.
Elle travaille par superpositions de pigments et de liant acrylique. Les couches s’accumulent, se recouvrent, s’effacent parfois. Des traces restent. Les bleus profonds côtoient des tonalités plus chaudes, dans une abstraction où chacun.e est libre de ressentir et d’interpréter.
Parallèlement, elle explore la rouille et l’oxydation sur papier, une technique plus impulsive qui laisse une place à l’imprévisible et permet à la matière de participer pleinement au processus de création.



