sculpture
De formation professionnelle scientifique, rien ne me prédisposait, à priori, à me tourner vers la sculpture. Elle s’est imposée à moi, par besoin, pas par choix, sans que je comprenne pourquoi.
De rencontres en apprentissages, j’ai adopté la terre. Pour sa plasticité, pour la grande liberté créatrice qu’elle offre, pour la sensation qu’elle procure lorsque les mains la malaxent.
De prime abord froid et rigide, parfois brutal à travailler, le métal n’avait, lui non plus, aucune prédisposition à dialoguer avec la terre. Et pourtant ! J’aime leurs discussions, j’aime lorsqu’ils se montrent sous un autre jour.
Le plâtre, qui s’est invité récemment, apporte une touche de légèreté lorsque le propos se fait trop lourd.
Dans l’atelier, le temps est suspendu. Je perds partiellement le contrôle auquel le monde qui m’entoure semble tant tenir. Je peux ainsi l’observer, ressentir comment lui aussi, me malaxe.
Je laisse les idées venir d’elles-mêmes, puis tente de n’en garder que l’essentiel.
Difficile exercice !
Mais ce n’est à mon sens qu’à cette condition que la sculpture peut naître, qu’elle peut transmettre un message, provoquer une émotion.



