Peinture : pigments et tempera
Né en 1971 au Sentier (VD), je crée en atelier à Cossonay et vis à Ferreyres (VD).
Dans mon enfance, je pratique beaucoup le dessin, Cette affinité avec le dessin est peut-être génétique : mon père est lui-même doué dans cette discipline, et mon grand-père peint régulièrement en tant qu’amateur.
Adolescent, je délaisse les crayons pour le sport d’élite et le théâtre. Je reviens à la création picturale fin 2009.
Autodidacte, j’élargis néanmoins mes connaissances artistiques par le biais des réseaux sociaux et d’internet, des expositions, des cours et rencontres avec mes pairs, des visites de musées et galeries.
De 2010 à 2012, j’explore le pastel, le crayon, le collage et l’acrylique. Il s’agit pour moi de trouver mon identité et de savoir ce que je veux transmettre à travers mon art.
Depuis mes débuts sérieux à l’acrylique en 2012, j’ai essayé de traduire ma sensibilité à la terre, à la nature, aux éléments ; j’ai aussi retranscrit ma sensibilité au mystère, à l’invisible, au divin. Mes œuvres ont oscillé entre abstraction, semi-abstraction et figuration, particulièrement lors d’une période à l’huile en 2019-2020.
Néanmoins, la découverte des pigments et de la tempera (peinture à l’œuf) en 2020, a orienté mon travail différemment. Notamment parce que j’ai décidé de créer mes propres pigments, en sus des pigments du commerce, à partir de pierres de la région principalement ; ceci me permet d’obtenir des tons et des mélanges uniques, une lumière et des transparences particulières. Je peins sur des châssis en bois que je construis moi-même. Je découpe également mes feuilles aux dimensions voulues, lors de mon travail sur papier. Toutes ces actions me donnent un sentiment plus complet de l’acte créatif.
Plus j’avance et plus je sens que je souhaite transmettre avec ma peinture une expérience sensorielle et immersive; je m’intéresse ainsi de près aux qualités vibratoires et énergétiques de ma création. La forme paysagée n’est plus le centre de mon attention, d’où un glissement vers l’abstraction.
Je joue sur beaucoup d’éléments pour parvenir à ce que je souhaite : sur les combinaisons de couleurs et de teintes, les effets de lumière, les jeux de transparences, le mouvement, la densité ou la légèreté, le plein ou le vide.
J’aimerais que l’œuvre vibre suffisamment pour que le receveur ait envie de s’arrêter et de nouer avec elle une sorte de dialogue intime et personnel; qu’elle suscite un mouvement intérieur, que cela soit sur un plan physique, mental ou émotionnel. Qu’elle active les sens, les sensations, les impressions, les sentiments. Qu’elle ne soit pas un objet séparé à contempler, mais qu’elle imprègne complètement, l’espace d’un moment, le visiteur. En clair, que la peinture soit vécue comme une expérience intérieure, et non comme une expérience visuelle séparée.
Depuis 2020 et pour l’heure, j’ai fait le choix de ne plus donner de titres à mes peintures, à l’instar d’un certain nombre de grands peintres. Juste une date de complétion/de finition de l’œuvre. De par leur nature, et en raison de l’expérience et du lien différenciés vécu par chaque receveur, il ne me semble pas justifié de limiter ou de figer les oeuvres dans un titre.



